lundi 29 juin 2020

Lieux et horaires des messes sur La Vallée du Réveillon (Eté 2020)


(Pour agrandir - ou imprimer - le document ci-dessus:
cliquer sur celui-ci - ou clic droit avec votre souris sur celui-ci et choisir "Imprimer l'image")

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Pour continuer à participer à la vie de l'Eglise:

Il est primordial de continuer à participer aux offrandes, en particulier lorsque vous n'êtes pas en mesure d'être présent(e)s aux célébrations dominicales.
La plate-forme nationale temporaire (pour la durée du confinement) d'offrande de quête en ligne (https://donner.catholique.fr/quete/~mon-don) est désormais fermée.

Vous pouvez néanmoins répondre à l'appel exceptionnel que lancent les diocèses et les paroisses en vous connectant à: https://donner.catholique.fr.

samedi 13 juin 2020

Dimanche 14 juin 2020 (Saint Sacrement)



Les messes anticipées du samedi et celles du dimanche ont repris dans les églises,
nous retrouvons nos habitudes,
avec cependant le respect des gestes barrières.

En conséquence les diaporamas sont mis à l’arrêt.
Bel été à tous, prenez soin de vous,
et restons en union de prière.

mercredi 10 juin 2020

Horaires des messes (mois de Juin 2020)



Lieux et horaires des messes pour le mois de Juin, avec :
- une messe supplémentaire le samedi,
- poursuite de l’alternance entre les différents lieux.


NB : port du masque obligatoire (à partir de 11 ans)

F Merci de bien vouloir respecter les consignes affichées, ainsi que celles qui seront données en début de célébration et en particulier :
- marquage des places autorisées (bancs et chaises) et au sol (lors de la communion),
- respect de la distanciation physique.

F Lavage des mains pour tous au gel hydro-alcoolique distribué lors de votre accueil. 


« Prenons soin les uns des autres » 

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Semaine du 08 juin 2020:
* samedi 13 juin
       - Marolles,      à 18h15
       - Santeny,      à 18h15
* dimanche 14 juin
       - Mandres,      à 10h15
       - Villecresnes, à 11h


Semaine du 15 juin 2020:

* samedi 20 juin
       - Marolles,      à 18h15
       - Périgny,       à 18h15
* dimanche 21 juin
       - Santeny,     à 10h15
       - Villecresnes, à 11h


Semaine du 22 juin 2020:
* samedi 27 juin
       - Mandres,     à 18h15  (supprimée)
       - Périgny,       à 18h15
* dimanche 28 juin
       - Marolles,      à 10h15
       - Villecresnes, à 11h

dimanche 7 juin 2020

Dimanche de La Sainte Trinité (dimanche 7 juin 2020)


 LA SAINTE TRINITé
Dimanche 7 Juin




Méditation de la parole: Père F.X. de Viviès

Jésus n'a jamais parlé de la sainte Trinité, mais il nous a dit : "Tout ce qui appartient au Père est à moi",
"ce que je fais, c'est ce que je vois faire par le Père",
"Père, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux".
          On le voit toujours tourné vers son Père, en communion avec lui.
 Et de l'Esprit, il nous dit qu'il "reprend tout ce qui vient de lui pour nous le faire connaître".

Le Père, le Fils et l'Esprit sont trois personnes distinctes, mais unies dans un même amour, entre elles et à notre égard. Aucune ne joue "un jeu personnel". Chacune met les autres en avant.
Et nous avons été créés à l'image et à la ressemblance de Dieu.
Nous sommes faits pour vivre en communion les uns avec les autres.
Nous ne pouvons être heureux que dans la relation aux autres.
Nous ne sommes pas faits pour la solitude, mais pour le partage, pour aimer et donner.

"La grâce de Jésus, notre Seigneur" c'est comme la sève, c'est le courant de vie... auquel je peux faire barrage. Il est venu "pour sauver le monde", mais est-ce que je souffre de ma misère au point de vouloir en être arraché ?
"L'amour de Dieu le Père" est proclamé par Dieu lui-même à Moïse.
"Dieu tendre". évoque l'amour d'une mère pour l'enfant qu'elle a porté dans son sein.
"Miséricordieux". la bonté gratuite et généreuse de celui qui se penche vers celui qui est dans le besoin.
"Lent à la colère"... un Dieu qui ne s'emporte pas devant les erreurs et les torts,
 mais fait preuve d'une longue patience.
 "Plein d'amour". le sentiment qui unit deux époux, amitié, alliance, engagement confiant.
 "Plein de fidélité". évoque la solidité du roc.
 Et tout cela à l'égard d'un peuple à la tête dure dont Dieu veut faire
"son peuple", un peuple qui témoigne de son amour et de sa fidélité.
"La communion de l'Esprit Saint"... l'Esprit Saint est celui qui unit les différences.
La fête de la Sainte Trinité, un seul Dieu en trois Personnes distinctes, est un appel à l'unité, à la communion dans nos différences. 

Entendons cet appel, sinon notre religion est une religion morte.
Les services sont variés, mais c’est le même Seigneur.

samedi 6 juin 2020

Communiqué de Mgr Michel SANTIER (06 juin 2020)



Communiqué de Mgr Michel SANTIER
Evêque de Créteil



Chers Diocésains de Créteil,


Le Pape Benoît XVI m’a nommé évêque de Créteil le 4 septembre 2007 alors que j’étais évêque de Luçon en Vendée depuis Septembre 2001. Vous m’avez accueilli chaleureusement le 18 novembre 2007 au Palais des sports de Créteil, cathédrale d’un jour, où nous avons célébré chaque année la messe Chrismale.
Nous avons vécu ensemble des joies comme la consécration de la cathédrale déployée le 20 septembre 2015, l’aventure du Synode qui nous invitait à prendre soin les uns des autres et à partager la joie de l’Evangile.
Pendant ces 13 années je me suis totalement donné à ma mission en allant à votre rencontre dans vos secteurs pastoraux, maintenant doyennés, pour les visites pastorales, les confirmations des jeunes.
La visite pastorale des quartiers populaires et surtout la visite pastorale des jeunes ont été pour le cœur d’un évêque un grand bonheur, mais de plus en plus la fatigue se faisait sentir.
J’étais habitué au grand air de la Normandie et de la Vendée ; l’air pollué de la région parisienne ne me convient pas, cela a conduit à des difficultés pulmonaires et les médecins ont diagnostiqué de l’asthme qui a entrainé aussi l’apnée du sommeil.
Voyant que je n’aurai pas les forces physiques pour poursuivre mon ministère parmi vous jusqu’à 75 ans et ayant traversé d’autres difficultés, en fin d’année 2019 après avoir réfléchi, prié et pris conseil, j’ai écrit au Pape François pour lui remettre ma charge d’évêque de Créteil. Il m’a répondu favorablement et a accepté ma démission.
Le nonce Apostolique, Monseigneur Celestino Migliore, dans une rencontre après ma sortie de l’hôpital, m’a transmis la décision du Saint Père et m’a accueilli chaleureusement. Il m’a demandé de m’adresser directement ainsi à vous.
L’épreuve que je viens de traverser n’a pas arrangé les choses. Je me remets bien mais la fatigue subsiste.
Le départ ne sera pas brutal, car je demeure votre évêque jusqu’à la nomination de votre nouvel évêque, cependant je serai plus en retrait, relayé par les vicaires généraux et épiscopaux.
Cette nouvelle vous surprendra mais je compte sur votre compréhension.
Comme Monseigneur Daniel Labille, je continuerai à prier le Seigneur depuis la Normandie pour le diocèse, les prêtres, diacres, consacrés et toutes les familles, les enfants, les jeunes, tous les fidèles laïcs.
Vous m’avez donné beaucoup de joie, gardons la joie d’annoncer la Bonne Nouvelle.

Que le Seigneur vous bénisse. 

+ Michel Santier
Evêque de Créteil

dimanche 31 mai 2020

Dimanche de Pentecôte (dimanche 31 mai 2020)

FÊTE DE LA PENTECÔTE
Dimanche 31 mai

Accompagnement pour la liturgie du dimanche
«Ô Seigneur, envoie ton Esprit
qui renouvelle la face de la terre!»


Homélie (Père Jean-Baptiste Lê):


Saint Jean rapporte dans l’évangile : « C’était après la mort de Jésus ; le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit :
« La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté ».
            En toute vérité, nous sommes ici, ce matin, après plus de deux mois de confinement sanitaire à cause du coronavirus, comme les Apôtres et Marie, dans la chambre haute, attendant la promesse du Père : la venue de l’Esprit Saint (1e lecture)
            Les Apôtres sont calfeutrés. Ils étaient là comme des flambeaux disposés et qui attendent d’être allumés par l’Esprit Saint pour illuminer le monde entier.
            Ils sont là comme des marins dont la barque est amarrée au port et qui attendent le vent de l’Esprit pour s’en aller au large.
            Il est environ neuf heures du matin. Et soudain, une force venue on ne sait d’où, les soulève comme un ouragan et les brûle au cœur comme un feu ardent.
            Abandonnant la peur qui les enfermait, ils sortent de la maison et s’en vont de par la ville, mus par un bonheur contagieux pour témoigner du Ressuscité
            Une grande foule se rassembla autour d’eux et les écouta, stupéfaite de les entendre parler de Dieu, de ses merveilles et de les comprendre chacun dans sa propre langue !
Remplis du Souffle même de Dieu, les Apôtres se découvrent investis d’une mission, celle d’annoncer que Jésus est Vivant et qu’un monde nouveau est en train de naître.
« Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur », rapporte Saint Jean.

Et Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie ».
            Mission d’offrir cette Bonne Nouvelle à tous les hommes, quels qu’ils soient et d’où ils viennent. Ce jour-là, ce Souffle signe l’acte de naissance de l’Église.
Il a ressuscité Jésus, l’a remis debout, l’a fait sortir du tombeau.
            C’est encore l’Esprit Saint qui fait du pain et du vin, fruits de la terre et du travail des hommes, le Corps et le Sang de Jésus, pour notre nourriture. De même, il fait de nous le Corps du Christ. Saint Paul déclare (2e lecture) : « Prenons une comparaison : le corps ne fait qu’un, il a pourtant plusieurs membres ; et tous les membres, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps. Il en est ainsi pour le Christ.
    C’est dans un unique Esprit, en effet, que nous tous, Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres, nous avons été baptisés pour former un seul corps. Tous, nous avons été (nourris et) désaltérés par un unique Esprit ».
Quand ceci arrive le miracle de la Pentecôte se renouvelle.
C’est l’Esprit-Saint qui nous donne de vivre en croyants enthousiastes pour rendre témoignage au Christ, comme l’affirme Saint Paul (2e lecture) : « Frères, personne n’est capable de dire : « Jésus est Seigneur » sinon dans l’Esprit Saint.
    Les dons de la grâce sont variés, mais c’est le même Esprit.
    Les services sont variés, mais c’est le même Seigneur.
    Les activités sont variées, mais c’est le même Dieu qui agit en tout et en tous.
À chacun est donnée la manifestation de l’Esprit en vue du bien ».
Nous sommes nés de cette expérience, et sans doute naissons-nous à nous-mêmes à chaque fois que nous la refaisons. Laissons-nous saisir par l’Esprit Saint !
Ouvrons-nous à sa nouveauté toujours surprenante. C’est notre chance et notre joie.
Et nous ferons l’expérience d’une vie spirituelle qui ne nous fait pas vivre « hors sol » ou « dans les nuages ».

De cette expérience vont naître pour nous quelques passages : de la peur à l’audace, du souvenir au témoignage, du passé à l’avenir, d’un « entre nous chaleureux » à un « aller vers », d’un « venez chez nous » à « allons à l’autre », comme ne cesse de nous y inviter notre Pape François.
Cette expérience de Pentecôte se vit aujourd’hui dans le monde, dans l’Église, dans nos vies, bien au-delà de ce que nous croyons, et même et surtout au cœur des épreuves de la vie, de la fragilité de l’être humain, ou de la société, ou encore de l’Eglise. 
L’Esprit est Vie. Sommes-nous prêts à rendre compte de notre propre foi ? 
            Nous sommes appelés à entrer dans la communion d’Amour qui unit le Père et le Fils, communion trinitaire que nous célébrerons particulièrement dimanche prochain.
            C’est l’Esprit qui nous guide sur ce chemin de communion d’amour. 
Il nous apprendra à reconnaître en ce monde toutes les merveilles du Seigneur.
             Car la Pentecôte, c’était hier. Mais c’est aujourd’hui. Elle est au cœur de notre histoire personnelle, à chacun, à chacune de nous.
            La Pentecôte, c’est ce qui risque de se passer lorsque des gens « comme vous et moi » osent à nouveau la prière, comme les apôtres réunis au Cénacle avec Marie.
            La Pentecôte, c’est ce qui se passe lorsque des gens « comme vous et moi », guidés par l’Esprit, vivent au cœur du monde. Dans notre monde meurtri, défiguré par tant de guerres, de violences, de haines, d’injustices, et de pandémie coronavirus. 

Guidés par l’Esprit, nous avons à reprendre sans cesse les routes de la justice et de la paix, à risquer notre vie pour apporter secours et compassion au cœur même de la souffrance et de la violence. C’est au cœur de la mort que le Christ est ressuscité ! Il est descendu aux enfers pour ramener les captifs à la Vie.
            Là où nous sommes, vivre à la manière de Jésus, c’est se laisser guider par l’Esprit-Saint pour vivre dans l’amour de Dieu, de soi-même et des autres.
Oui, il est notre vie, l’Esprit de Dieu. Ouvrons-lui nos cœurs pour renaître.
            Heureux sommes-nous d’être marqués d’une telle grâce.
« La paix soit avec vous ! » dit Jésus à ses Apôtres encore enfermés par peur :
Recevons, nous aussi, la Paix du Ressuscité qui souffle sur nous pour nous donner son Esprit. L’Esprit qui emplit nos cœurs de sa joie contagieuse.

Amen.

mercredi 27 mai 2020

Reprise des messes sur les paroisses de la Vallée du Réveillon et du Plateau Briard


Nous sommes heureux de vous annoncer la reprise progressive des messes dominicales et anticipées du dimanche sur nos paroisses de la Vallée du Réveillon et du Plateau Briard.


Pour ce week-end de la Pentecôte, vous avez le choix :
            Ø samedi 30 mai 2020
                        * Mandres-les-Roses         à 18h15
                        * Marolles-en-Brie              à 18h15


            Ø dimanche 31 mai 2020
                        * Santeny                             à 10h15
                        * Villecresnes                       à 11h


NB : port du masque obligatoire (à partir de 11 ans)

F Merci de bien vouloir respecter les consignes affichées, ainsi que celles qui seront données en début de célébration et en particulier :
- marquage des places autorisées (bancs et chaises) et au sol (lors de la communion),
- respect de la distanciation physique.

F Lavage des mains pour tous au gel hydro-alcoolique distribué lors de votre accueil. 


« Prenons soin les uns des autres » 


Fraternellement,
Equipe de Communication

samedi 23 mai 2020

7eme Dimanche de Pâques (dimanche 24 mai 2020)


 7ème DIMANCHE DE PAQUES
Dimanche 24 mai

Prions ensemble
«Je ne vous laisserai pas orphelins,
je reviens vers vous, et votre cœur se réjouira.»



Homélie d’un aumônier de prison:

Aujourd'hui, c'est non pas le 7° dimanche après Pâques mais le 7° dimanche de Pâques.
Ce qui signifie que Pâques, la résurrection de Jésus, ce n'est pas du passé, mais c'est aujourd'hui.
Pour les chrétiens que nous sommes (ou tâchons de l'être), il ne s'agit pas, aujourd'hui comme chaque dimanche, comme chaque jour de nos vies, de célébrer l'anniversaire d'un événement passé : la mort-résurrection de Jésus.
Il s'agit de reconnaître et de fêter dans notre aujourd'hui le plus quotidien, la Pâque de Jésus que nous proclamons Christ et Seigneur, Fils du Dieu vivant.
Voilà qui n'est pas chose aisée et qui n'a aucun caractère d'évidence.
Parfois même, sinon souvent, nous nous disons : "Je n'y comprends rien, à tous ces mystères. Tout ça, c'est des discours de théologiens et de spécialistes sans grand rapport avec nos pauvres vies".
Et comme pour compliquer les choses, la liturgie nous propose de lire des extraits de l'évangile selon Jean.
Aujourd'hui encore, un extrait du long discours mis dans la bouche de Jésus lors de son dernier repas avant sa mort. Nous sommes un peu comme les onze disciples à qui les femmes viennent dire le tombeau vide au matin de Pâques :
"Ces paroles leur semblèrent radotages et ils ne les croyaient pas".
Radotages de femmes. Discours hors de la réalité, de notre réalité.
Et pourtant … ! Pourtant, ce discours assez incompréhensible est prêté à Jésus 
"à l'heure où il passait de ce monde à son Père". Autrement dit, ses paroles ont un lien avec sa mort et le pourquoi de sa mort, en lien avec ce qui le mène à sa mort : sa vie et ses actions. Il y a donc là comme une parole ultime, essentielle. Il se joue là, dans cette mort illuminée par la résurrection, le mystère de sa vie et de son être.
Alors, l'évangéliste Jean ajoute les mots aux mots et les phrases aux phrases, sans craindre de tourner en rond, de se perdre et de nous perdre dans les belles formules théologiques dont le sens nous échappe un peu, ou beaucoup, comme il lui échappe à lui aussi sans doute. Il ne comprend pas tout, nous ne comprenons pas tout, voire même pas grand-chose. Mais il rumine, il ressasse, sans craindre le radotage reproché aux femmes revenant en courant du tombeau.
Laissons-nous donc aller au radotage, à sa suite. Et voilà que nous est donné ceci :
"Père, l'heure est venue, glorifie ton Fils pour que le Fils te glorifie".
N'est-ce pas là une provocation ? La mort de Jésus dont l'heure approche en ce dernier repas serait à la fois sa gloire et la gloire de Dieu… Alors même qu'elle sera, aux yeux des passants, un échec pitoyable : un homme pendu et cloué sur du bois, comme un bandit de grand chemin, comme un esclave enfui et repris misérablement. Un moins que rien.
Et qui, malgré les belles phrases de l'évangile de Saint Jean, meurt dans l'abandon et la détresse la plus profonde, avec le sentiment insupportable d'être abandonné de Dieu.
Mais, en fait, cette mort n'est-elle pas au contraire très digne, en ce qu'elle est l'aboutissement de toute une vie ?
Elle est la suite logique d'un engagement total pour cette réalité que Jésus appelle
"le Royaume de Dieu". Royaume qui n'est pas dans on ne sait quel futur, après la mort, après la fin du monde. Mais Royaume qui est déjà, ici et maintenant.
Et il en donne les signes, ce que notre évangile appelle "l'œuvre que tu m'avais confiée à accomplir". Signes tout simples, en rien miraculeux si nous entendons par miracles des prodiges. Il accueille tout homme et femme sans préalable, sans regarder à ses éventuels mérites et encore moins à ses erreurs et péchés.
Il relève ceux qui sont à terre, écrasés par la maladie, leur mal-être ou le mépris des autres.
Il établit la fraternité car, dit-il, nous sommes les enfants du même Père. Tous fils de Dieu. Voilà la glorification de Dieu : que ses enfants tiennent debout, qu'ils soient libres, qu'ils marchent fièrement comme des êtres libres et responsables.
Nous le savons bien : accomplir tout cela, susciter la libération et le relèvement provoque vite l'opposition et la haine mortelle de tous les conservatismes. Aujourd'hui comme hier.

Alors, comme dit la chanson, "le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté".
Mais cette mort même, si violente soit-elle, porte en elle-même sa couronne de gloire.
Car elle est l'affirmation, envers et contre tout, de l'ultime valeur : l'homme est enfant de Dieu. Et Dieu ne peut être lui-même si l'homme est réduit en esclavage.
"La gloire de Dieu, c'est l'homme vivant" disait l'évêque de Lyon, Irénée, au 2° siècle.
Alors on peut dire et croire, à la suite de l'évangéliste, que la mort de Jésus a été sa glorification. Et qu'elle a été la gloire de Dieu. C'est ce que signifie le matin de Pâques avec son tombeau ouvert et vide.
Et aujourd'hui encore, c'est Pâques, comme nous disions en commençant, le 7° dimanche de Pâques. Aujourd'hui, le tombeau est ouvert et vide.
Mais aussi peu vide que ne le sont deux mains ouvertes.
La mort de Jésus, son absence, son tombeau vide : voilà les signes paradoxaux, étonnants, de sa présence. Voilà les signes de sa gloire.
Et nous sommes là, toujours un peu abasourdis par la parole de Jésus et surtout par la méditation proposée par l'évangéliste Jean. D'autant que le voilà qui affirme comme conséquence de la mort-résurrection de Jésus ceci :
"Le Fils donne la vie éternelle (et non donnera, comme dans la mauvaise traduction que nous avons lue) et cette vie éternelle, c'est que les hommes connaissent Dieu et son envoyé Jésus Christ". Nous qui connaissons Dieu et le Christ Jésus, d'une connaissance partielle et bien imparfaite, nous aurions donc dès aujourd'hui la vie éternelle…

Essayons d'éliminer de notre esprit l'idée de l'éternité qui serait un temps sans limites : c'est proprement impensable et fantasmatique. Surtout, gardons-nous de penser que la vraie vie sera dans l'éternité, dans un futur inaccessible, après l'histoire, après notre histoire.
C'est aujourd'hui, c'est ici que nous pouvons vivre, que nous sommes appelés à vivre à la suite de Jésus, dans la même ligne que lui.
C'est aujourd'hui que tout se joue, c'est aujourd'hui que vient à jour l'essentiel. 
Et non dans le passé ni dans le futur. C'est aujourd'hui que nous pouvons nous aussi entrer dans le chemin de la gloire de Dieu. Et redisons ce qu'est cette gloire : c'est l'homme vivant.
A chacun de nous de vivre en homme vivant. A nous de faire vivre tout homme rencontré.

Voilà que la banalité de notre existence quotidienne prend une dimension inattendue.
Une dimension éternelle, pour reprendre le mot de Jésus.
Et nous avons peine à y croire. Peut-être, en fait, parce que nous n'avons pas le courage pour y croire. C'est-à-dire pour vivre comme il faudrait : en gloire de Dieu, en homme vivant, debout. C'est que nous savons par où est passé Jésus pour avoir vécu pleinement tout cela : par la croix. Vivre en chrétien, c'est rude. C'est rude et passionnant car nous est révélé ce que nous ne pouvions soupçonner : la valeur de notre vie.
Voilà donc quelques réflexions après celles de l'évangéliste qui nous semblaient bien compliquées. Peut-être pensez-vous que ce n'est guère plus simple maintenant et que, comme les femmes revenant du tombeau, tout ce que j'ai dit n'est que radotage.

Alors, une seule consigne : à votre tour de radoter, de ruminer le texte reçu de l'évangile et d'y chercher l'écho de la Parole de Dieu à chacun de nous adressée, jusqu’à ce que la gloire de la Pâque du Christ passe dans notre vie.

Amen.