samedi 29 mars 2014

Une nouvelle organisation de l'Equipe d'animation de la Vallée : les pôles

Chers Sœurs et Frères


Pour faire suite à la formation diocésaine donnée aux acteurs pastoraux de notre diocèse sur les orientations diocésaines :

Pour la mission, des paroisses au cœur de nos villes

Après deux ans de réflexion et de discernement par notre Equipe d'Animation paroissiale de la Vallée pour l'animation missionnaire de ses Communautés Chrétiennes, en lien avec la démarche commune au niveau de notre Secteur,
Il en est sorti la décision de réorganiser l'Equipe d'Animation Paroissiale des Paroisses de la Vallée du Réveillon en Pôles d'activités pastorales et de proximité transversaux.

Il s'agit de :

a) Pôle Vie matérielle : le Conseil Economique de la Vallée, les équipes de ménage et entretien, Vide-grenier, Brocante, tous ceux qui donnent un coup de mains dans ce domaine, mais pas nécessairement intégré dans une équipe; tous les bricoleurs (petites et grandes mains).

b) Pôle Célébrer : Les acteurs en Liturgie-Animation et Préparation/célébrations, et les Animateurs-Chants, Le Groupe d'Animation Musicale (GAM), les Servants d'Autel et les Sacristains, les Equipes Mariages, Baptêmes, Temps de Prière, Service Evangélique des malades, les Equipes d'accueil des Familles en deuil, et les Equipes pour la Communion à domicile, Fleurissement en liturgie

c) Pôle Proposer la Foi : Catéchèse, Eveil à la Foi, SeDire (Séparés, Divorcés, Remariés), Aumônerie des collèges, Proposition de la Foi/Approfondissement-Découverte biblique, et Catéchuménat, Foi et Lumière, Scouts et Guides de France, Mouvement Chrétien des Retraités.

d) Pôle Communication et ouverture au monde : Blog de la Vallée, Secrétaires (bénévoles et salarié), Accueils (tous les villages), Mardis de Santeny, Pèlerinage, Concerts, Gens du Voyage.

e) Vivre/Charité/Solidarité : Secours catholique, Tables Ouvertes Paroissiales, Hospitalité Madeleine Delbrêl, Kermesse, CCFD-Terre Solidaire et Loto.

Fraternellement

+Père Placide MALUNG’MPER Curé des Paroisses de la Vallée du Réveillon et du Plateau Briard



dimanche 23 mars 2014

Homélie pour l'évangile de la Samaritaine (Jn 4, 5-42)

Le long évangile que nous venons d'entendre est l'un des trois, avec celui de l'aveugle-né dimanche prochain, et celui de la résurrection de Lazare le dimanche d'après, qui sont essentiels pour le parcours des catéchumènes qui vont être baptisés à Pâques. Ils parlent tous des dons de la foi : l'eau vive, la lumière, et la résurrection.

Regardons attentivement ce texte. Jésus est fatigué par la route, et à midi dans ce pays, il fait chaud ; il a soif. Il s'assied alors au bord de l'un de ces puits qui jalonnent les pays désertiques et qui sont utilisés pour faire boire humains et troupeaux.

Une femme s'approche, et Jésus lui demande à boire. Aussitôt, c'est la surprise : un juif parle à une femme seule (ça ne se faisait pas à l'époque : première transgression), et de plus une Samaritaine, c'est à dire une «mécréante » (deuxième transgression). Oui, Jésus ne fait pas de différence, il s'affranchit des codes sociaux pour s'adresser à tous, sans exception, quel que soit notre état.

Et Jésus renverse la proposition « Si tu savais le don de Dieu », c'est à dire « si tu connaissais Dieu ». Mais la femme reste sur sa vision pratique (les femmes ont toujours un sens pratique), et s'étonne « tu n'as rien pour puiser » (en sous entendu, moi, Samaritaine, je ne vais quand même pas puiser moi-même de l'eau pour un juif !). Mais Jésus parle d'eau vive, et elle trouve intéressant certainement (encore le sens pratique!) de ne plus avoir à puiser : « Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits ? » Voila une proposition qui mérite intérêt.

Alors Jésus développe : « Tout homme qui boit de cette eau aura encore soif ; mais celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura plus jamais soif ; et l'eau que je lui donnerai deviendra en lui source jaillissante pour la vie éternelle ».

Deux révélations dans ce texte : Jésus propose une eau qui étanche la soif, et qui de plus devient « source jaillissante » pour toujours. C'est formidable !

La femme est alors convaincue : « donne-la moi cette eau ; que je n'ai plus soif, et que je n'aie plus à venir ici pour puiser ». Son sens pratique emporte son adhésion !

Jésus alors change de registre et de sujet : « Va, appelle ton mari, et reviens ». Un autre dialogue s'engage sur la vérité de la vie de cette femme, qui avoue « je n'ai pas de mari », et Jésus lui révèle sa vérité, une vie en dehors des règles ! La femme, bouleversée reconnaît alors Jésus comme un prophète.

S'engage alors un dialogue sur la « vraie » religion. La Samaritaine, ayant sous la main (si je puis dire) un prophète va chercher à résoudre le problème qui subsiste entre les Juifs et les Samaritains à cette époque : où faut-il adorer Dieu ? Au Temple de Jérusalem ou à côté au temple des samaritains, proche de Sykar ? Question cruciale, n'est-ce pas ?

Cela me fait penser à certaines polémiques sur certaines de nos pratiques liturgiques : célébrer face ou dos au peuple ? vers l'Est ? Communion dans la main ou dans la bouche ? Génuflexion ou inclinaison profonde ? Jésus répond : les vrais adorateurs sont ceux qui « adoreront le Père en esprit et vérité ». Mais Jésus rappelle la vraie religion : « le salut vient des Juifs ».

La Samaritaine, malgré sa vie dissolue, est en recherche de vérité, et elle sait que le Messie « fera connaître toutes choses ». La conclusion de ce dialogue riche est la révélation suprême que Jésus est le Messie !

La femme alors laisse sa cruche, c'est tellement formidable ce qu'elle vient de comprendre que déjà sa soif est étanchée, et qu'elle ne peut garder pour elle ce qu'elle vient de comprendre. Elle devient elle-même « source ». De « disciple », elle devient « apôtre », et court à la ville pour annoncer cette bonne nouvelle, à tel point que les gens sortent et « se dirigeait vers Jésus ».

Le parcours de cette samaritaine, le chemin qu'elle parcourt avec Jésus, c'est ce chemin que Jésus propose à chacun de nous. C'est une parabole de notre vie. Le chemin de conversion de cette femme, c'est le chemin auquel nous sommes invités à accomplir pour notre conversion, pas à pas.

Si nous sommes vraiment « disciples » du Christ, alors nous devons vraiment devenir « apôtres » et partager avec d'autres le trésor que nous avons découvert : la Foi en Jésus-Christ. Evangéliser, c'est partager notre expérience de foi avec autrui.

Alors mettons-nous en route, buvons à la source de vie, et n'ayons pas peur de partager notre foi.

Et si vous voulez vous désaltérer, il reste encore quelques places à la Semaine de Prière accompagnée qui débute dimanche en huit ; Jésus est là, au bord du puits, et il vous demande à boire.

Bonne continuation de Carême.

Amen


Jean-Pierre Baconnet, diacre permanent

mercredi 19 mars 2014

mercredi 12 mars 2014