dimanche 26 avril 2020

Petite enquête sur la quête


Où est passée la quête ?

  Petite enquête sur la quête
 

Plus de messes depuis le 15 mars, et donc plus de quêtes dans nos paroisses. Est-ce important ? Voici quelques éléments … d’enquête. 

Nous avons le sentiment de donner une offrande modeste à la quête : disons 2 € !
·        Chaque dimanche, une paroisse moyenne de 300 paroissiens va collecter : 600 €.
·        Pour les 76 paroisses du diocèse cela fait en moyenne chaque dimanche : 45 600 €.
·       Chaque mois, cela représente 182 400 €.
·        Pour une année complète, en comptant 11 mois pour tenir compte des périodes des congés, cela fait environ 2 millions € (chiffres 2019 pour tout le diocèse). 

Un joli total à la sortie, qui est loin d’être négligeable pour l’équilibre financier de nos paroisses et du diocèse. Nous risquons de perdre environ 550 000 € au total du diocèse.  


Voilà pourquoi il est important de « retrouver » la quête.
Trois moyens à votre disposition :
·        Déposer votre offrande de quête au presbytère de votre paroisse
·        Utiliser le lien Internet : https://diocese-de-creteil.jedonneaudenier.org/quete/
·        Utiliser l’application « appli-laquete » téléchargeable sur votre smartphone: https://www.appli-laquete.fr/


Votre paroisse a besoin de votre don ! 

3eme Dimanche de Pâques (26 avril 2020)

3ème DIMANCHE DE PÂQUES

Dim 26 avril


Prions ensemble


Le même jour, deux disciples faisaient
route vers un village appelé Emmaüs…
Jésus leur dit: «De quoi discutez-vous en marchant?»



Homélie (Père Jean-Batiste LÊ):

Quelle merveilleuse catéchèse nous venons d'entendre !
Quel chemin de vie quotidienne que ce chemin d'Emmaüs !


dimanche 19 avril 2020

2eme Dimanche de Pâques (19 avril 2020)

2ème DIMANCHE DU PÂQUES 
Dimanche 19 avril


Prions ensemble


 Thomas, parce que tu m’as vu, tu crois,
dit le Seigneur.
Heureux ceux qui croient sans avoir vu !




Homélie (Père Jean-Batiste LÊ):



À la lumière de la miséricorde divine.



Au milieu de ses disciples enfermés, apeurés, Jésus ressuscité se rend présent, librement.

Il salue ses amis: «La paix soit avec vous». Par deux fois «La paix soit avec vous».

Sitôt apparu, le Ressuscité souffle légèrement L’Esprit Saint et envoie dans le même élan ses Apôtres, encore en confinement au Cénacle, répandre le pardon, la miséricorde de Dieu, manifestés en Jésus Crucifié-Ressuscité, dans le monde.

Le Pape François le rappelle sans cesse:

La première mission de l’Église, c’est d’offrir la miséricorde.

Mais comment l’offrir? Sinon en quittant la fausse sécurité des cénacles barricadés, en ouvrant portes et porches pour aller aux «périphéries», pour rencontrer au plus près les détresses des gens, surtout en cette période de pandémie!

Que de souffrances, de morts seuls, de dévouements aussi de la part de tous les soignants!

La miséricorde se dit par une présence de bonté, par le don de soi là où gît le mal.

Même le doute de Thomas donne de la force à cette divine miséricorde. Il n’était pas là, le soir du premier jour de la semaine lorsque Jésus ressuscité apparaît aux Apôtres.

«Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l’endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas.»

Thomas veut voir pour croire, trop déçu et blessé par la disparition du Maître, pour pouvoir faire confiance au témoignage de ses compagnons; et son doute est à la fois quête et recherche.

Huit jours plus tard, les voici de nouveau réunis. Et Thomas est là.

Jésus ne fait aucun reproche, pas d’aigreur au rationaliste Thomas, juste de la patience.

Pour lui la porte de la foi est encore verrouillée.

Il n’a pas fait l’expérience de la présence du Ressuscité et de la miséricorde de Dieu.

Car pour Thomas l’entêté, les paroles ne suffisent pas, comme ne suffisent pas non plus les visages des disciples remplis de joie, transfigurés par l’irruption de Jésus au milieu d’eux et de leurs peurs. C’est vrai qu’il nous ressemble parfois Thomas, à tel point qu’il pourrait être notre jumeau.

La porte de la foi n’a qu’une seule poignée et elle ne s’ouvre que de l’intérieur.

Il serait tellement plus simple pour Jésus de se manifester vivant, avec puissance et fracas, mais il ne veut forcer ni les portes, ni les cœurs.

Pour Thomas, comme pour nous, il y a un premier pas à franchir, une audace à avoir: faire confiance à celui qui a fait l’expérience de Dieu, à celui «qui a vu le Seigneur», faire confiance à tous ceux qui depuis deux millénaires transmettent le témoin invisible de la foi au Ressuscité.

Faire un pas, faire confiance et aussi «être là», comme le dit l’Évangile.

La petite communauté des disciples fait aussi le choix de veiller sur l’un de ses membres qui doute, qui hésite et peine, parce qu’il est avec eux, l’un d’eux.

Et c’est là justement, au sein de cette petite communauté rassemblée, que Thomas, va faire l’expérience de la miséricorde de Dieu qui prend le visage concret, celui de Jésus, de Jésus Crucifié-Ressuscité.

Qu’elle est belle cette expérience de Thomas! C’est lui finalement qui se laisse toucher. Il voit la miséricorde en face, dans les plaies, des mains et des pieds, dans le côté ouvert du Ressuscité et il retrouve la confiance.

«Ô abîme de miséricorde! Oui, Celui qui est ressuscité, c’est bien le Crucifié.

Et Saint Augustin de poursuivre: «Thomas a touché l’homme, il a reconnu Dieu.

Il a touché la chair, il s’est tourné vers la Parole, car la Parole est faite chair et elle habite parmi nous … Voici le jour que fit le Seigneur…»

Voici le jour de la miséricorde sans bornes! Thomas a ouvert la porte, de l’intérieur.

Il a simplement répondu à la patience de Dieu et quelques mots lui ont suffi:

«Mon Seigneur et mon Dieu!»

Jésus garde en son corps ses plaies, ses blessures-son humanité glorieuse et Il est Vivant!

Alors, nos plaies et nos blessures sont traversées par la Vie, par un amour plus fort que la mort. Le Christ, l’Amour en personne, n’efface pas les blessures, les épreuves parfois cruelles de la vie. Il les traverse avec nous pour que nous les dépassions grâce à lui.

Saint Pierre l’affirme avec foi: La résurrection nous est promise, mais non sans épreuves «qui vérifient la qualité de notre foi».

Au cœur de nos douleurs, le Crucifié-Ressuscité atteste que nous n’y sommes pas seuls. Et que nous pouvons «tressaillir d’une joie inexprimable qui nous transfigure».

J’aime vous partager ce que le père Philippe BRUNEL, responsable du Prado de France, en fin de mandat, avant de repartir dans son diocèse d’origine Saint-Etienne, nous partage:

Oui, le Christ est sorti du tombeau. Toutefois, le confinement va encore nous tenir enfermés prudemment, comme le furent les disciples jusqu’à la Pentecôte ... Espérons que ce sera un peu moins pour nous ... En attendant, il n’est pas interdit d’en profiter pour commencer à envisager l’avenir ... Mais comment?

-D’abord en demandant l’aide de l’Esprit, pour qu’avec tous les hommes de bonne volonté nous sachions bien lire et mettre en mots «les signes des temps» vécus dans l’expérience inédite de cette pandémie mondiale.

-Ne soyons pas naïfs au sujet «du jour d’après»: il sera nécessaire d’argumenter et de batailler spirituellement, si nous voulons contribuer à promouvoir effectivement la politique mondiale de «l’écologie intégrale», qui fait désormais partie de la doctrine sociale de l’Eglise: cf. n°15de Laudato Si’ !

La place de l’humain, des pauvres, de la fragilité, de la gratuité, du corps et de la nature au cœur du monde ...

-En effet, d’autres pourraient tout aussi bien nous expliquer (ou purement et simplement décider, sans nous demander notre avis) que la solution se trouve au contraire plus que jamais dans l’accélération des choix politiques en faveur du «transhumanisme» et de «l’homme augmenté» grâce aux BNIC (*); ne serait-ce pas l’humain dans sa fragilité, qui constitue décidément «le maillon faible» à éliminer, pour la bonne marche de l’économie et du capitalisme? Ne prenons pas ça trop à la légère ... Le programme décidé à la conférence «Global Future 2045», qui s’est tenue au Lincoln Center de New York en juin 2013, n’est pas une plaisanterie et des milliards de dollars sont déjà engagés pour le mettre en œuvre, qui se moquent bien de notre poésie humaniste ou chrétienne.


(*) BNIC: Biotechnologies, Nanotechnologies, Info-technologies, technologies du Cerveau.


dimanche 12 avril 2020

Message aux diocésains à l’occasion de PÂQUES (Dimanche 12 avril 2020)



Communiqué du Diocèse de Créteil




« Vivons Pâques dans l’Espérance ! »

C’est par ces mots que notre évêque Mgr Michel SANTIER concluait l’éditorial du C@P94 des Rameaux, la semaine dernière. Ils résonnent encore plus vivement en ce dimanche de Pâques, après la Semaine Sainte que chacun d’entre nous a vécue d’une manière particulière cette année : seul, en famille, en communauté, avec des soignants, à la maison, en EHPAD, à l’hôpital, en prison… 
Atteint du Covid-19, Mgr Santier, qui est hospitalisé à Henri Mondor (Créteil) depuis mercredi, demeure extrêmement fatigué et reste sous oxygène nasal. Il bénéficie d’un traitement adapté contre le Covid-19 et son état est stable. 
En ce jour de Pâques, nous lui souhaitons ainsi qu’à tous nos malades un rétablissement complet.
Notre reconnaissance est grande à l’égard de tous ceux et celles qui prennent soin de leur prochain en ces temps si difficiles. 
Pâques, c’est la victoire contre le désespoir, le mal sous toutes ses formes, la mort, alors entrons dans la grande espérance et continuons de la traduire en prière et en gestes de charité. 
Belle fête de Pâques !


Père Stéphane AULARD,
Père Gérard BERA.
Vicaires généraux 




Le 9 mars 2020, pour l’aider dans le gouvernement du diocèse, Mgr Santier a décidé d’appeler deux Vicaires généraux : 
- le Père Stéphane AULARD qui, dans un premier temps, continuera d’exercer ses missions actuelles, notamment celles de Curé de Notre-Dame de Vincennes et de Doyen de Charenton-le-Pont, Saint-Mandé, Saint-Maurice, Vincennes, 
- Mgr Gérard BERA

Dimanche de Pâques (homélie)


Jésus, le crucifié-ressuscité, nous précède en Galilée !
  

Par P. Bruno CADART, curé-doyen de Champigny, ancien médecin, employé comme aide-soignant à plein temps dans la lutte contre le coronavirus comme bénévole dans un EHPAD à Villiers-sur-Marne, a bien voulu partager avec nous sa méditation pascale. Merci à lui.  



Frères et sœurs,
Nous aimerions pouvoir ressentir toute la joie de Pâques, l’exubérance de la vie, des enfants qui courent, jouent, éclatent de cris et de rires. Avec ce printemps où la nature se pare de toute sa beauté, nous aimerions nous laisser toucher par la joie des amoureux de tous âges. Nous aimerions enfin sortir du tombeau avec le Christ. Il nous tarde de sortir du confinement, des bilans quotidiens du nombre de nouveaux malades ou morts. Nous voudrions être rassurés sur l’avenir immédiat, savoir quand et comment tout cela va prendre fin. Dans ce contexte difficile, peut-on vraiment croire, ressentir, exprimer, célébrer la joie de la résurrection ?

Une fois encore, nous sommes appelés à la conversion : le Dieu de Jésus-Christ, le Dieu que nous proclamons, auquel nous croyons, n’est pas un Dieu « Superman » ou « Mac Gyver », à la fois « Père fouettard sanguinaire » et « Dieu magique » qui ferait échapper à la condition humaine. Quelle tristesse profonde quand je vois certains d’entre vous relayer des messages internet de personnes prétendant avoir eu des révélations directes de Dieu présentant ce type de Dieu ! Frères et sœurs, soyez croyants, non pas crédules et ne véhiculez pas ce type de message qui n’ont rien à voir avec notre foi. 

Tout au long du temps pascal, méditons jour après jour la Parole de Dieu que l’Église nous propose pour savoir reconnaître le Christ ressuscité qui vient nous rencontrer, nous saluer même, nous saluer chacun, chacune, personnellement. (…) 
Dans l’Évangile de la Veillée Pascale, Saint Matthieu nous présente une résurrection spectaculaire, avec tremblement de terre et intervention d’un ange qui précède la rencontre de Jésus. Mais le message qu’il délivre est bien moins spectaculaire. Il y aurait beaucoup à méditer à partir ces quelques lignes. 
Je retiens d’abord cet appel de l’ange, du « messager de Dieu » qui résonne de manière particulière dans cette crise du Coronavirus et qui n’est en aucun cas une promesse de ne pas être contaminé : « Vous, soyez sans crainte ! » Autrement dit : même dans la tempête, gardez la paix qui vient de l’Esprit Saint, de ceux qui vivent la communion avec le Christ, qui n’ont pas peur d’être serviteurs. 
« Je sais que vous cherchez Jésus le Crucifié. Il n’est pas ici, car il est ressuscité »

Le ressuscité continue d’être le crucifié, et les disciples, continueront de vivre dans un monde marqué par la maladie, la souffrance, la mort, et même les persécutions. Mais c’est là qu’ils seront appelés à se laisser rencontrer par le Crucifié Ressuscité, à vivre les épreuves qui font partie de la vie humaine en étant habités par la présence du Christ, animés par l’Esprit Saint qui n’est pas un esprit de peur mais un esprit de force et d’amour. 
Jésus ne réserve pas cet Esprit de force et d’amour aux chrétiens.

Ces jours-ci, nous sommes touchés par le témoignage (μαρτυρία, martyre, en grec) du Docteur Ali DJEMAOUI, médecin au Bois l'Abbé et mort le 2 avril, en tenue de service, atteint par le coronavirus.
Le Pape François parlait de l’œcuménisme du sang des martyrs.
L’unité entre les croyants de toutes confessions et avec les hommes de toute opinion se donne à contempler aujourd'hui dans l’engagement de tant d’hommes et de femmes au service de leurs frères. A travers lui, nous saluons tous ceux qui donnent leur vie au service des autres.

Je suis bouleversé par la manière dont Jésus s’approche des femmes qui sont allées de grand matin au tombeau, mais aussi de la manière dont Jésus s’approche de chacun de nous : il parle aux femmes, il nous parle à chacun, chacune, comme nous nous adressons à Marie, mère de Dieu et notre mère : « Je vous salue … »
Il ne se contente pas de les rencontrer, de les saluer mais il leur donne la mission de porter la nouvelle au monde, de porter Jésus crucifié ressuscité au monde :
« Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. »

Frères et sœurs, nous ne sommes envoyés pour annoncer ni un Dieu vengeur ni un Sauveur magique, mais nous sommes appelés à rejoindre nos frères en Galilée, au cœur du monde pour voir le Christ vivant, pour nous laisser rencontrer par le Ressuscité qui n’en finit pas d’être le Crucifié, celui qui donne sa vie par amour et nous appelle à le suivre sur ce chemin. 
Notre semaine sainte a été totalement différente des semaines saintes des autres années. D’un côté, elle a été « triste » du fait d’abord de la souffrance de l’humanité, de la maladie, de la mort si présente, des conséquences en termes de confinement, de chômage, des conséquences pour les plus fragiles, en France et dans les pays plus pauvres. Nous avons ressenti douloureusement cette impossibilité de nous réunir, de crier « Hosannah » dans des églises combles, de nous retrouver au palais des sports de Créteil pour refaire l’expérience d’être un corps envoyé à tous, en particulier aux malades, à ceux qui allaient être baptisés.
 Nous n’avons pas pu nous asseoir ensemble à la table de l’Eucharistie et laisser Jésus nous laver les pieds dans la messe du Jeudi Saint. Nous n’avons pas pu embrasser ensemble la croix et crier sa victoire le Vendredi Saint. Nous n’avons pas pu vivre la Veillée Pascale. Pourtant, je ne sais ce qu’il en est pour vous, mais je ressens comme jamais le lien qui unit les disciples du Christ ensemble et à tous les hommes. Le manque nous fait ressentir plus fort la soif des sacrements. Tous ceux qui lisent la Parole de Dieu chaque jour, encore plus quand ils ont fondé des "Maisons d'Evangile" internet, perçoivent de manière renouvelée toute sa force. Pour moi, je n’ai jamais ressenti si fort le lien entre la fête des Rameaux, le jeudi saint, le vendredi saint, le samedi du silence de Dieu, et le jour de Pâques. 

Depuis quelques jours, je travaille comme aide-soignant à l’EHPAD « le Vieux Colombier » à Villiers-sur-Marne. C’est vrai auprès de chaque malade, mais je l’ai perçu plus encore auprès d’une femme très âgée, totalement grabataire, aveugle, murmurant seulement des « merci » quand nous lui faisons la toilette ou lui donnons à manger. J’ai ressenti très fort la joie de la résurrection, de la rencontre du Crucifié Ressuscité, de la force de la présence divine, que dans la rencontre de cette femme et de tous les autres malades, ou dans l’accueil des familles en deuil que nous continuons d’accompagner pour les obsèques. Ce n’est pas une joie « bling bling », mais une joie soufferte qui ne passe pas. 

Frères et sœurs, je vous invite à recevoir chacun, chacune, pour vous, ces paroles de Jésus : « Je te salue… Je vous salue… » et de le laisser nous envoyer à nos frères en Galilée, au milieu du monde. En reprenant ces paroles, c’est aussi une manière d’évoquer notre évêque émérite le Père Daniel Labille, dont c’était la devise épiscopale, et qui est lui-même hospitalisé. A sa manière, il continu son ministère au milieu des malades et de ceux qui le soignent. Nous pensons aussi au Père Michel Santier, lui-même malade et à tous les malades de nos familles, de notre entourage. Mardi Saint, jour habituel de la messe chrismale, Le Père Labille a appelé le Père Santier pour dire qu’il pensait à nous et nous remerciait de nos prières. Tous, quels que soient notre âge, notre situation, (personne confinée, malade, ou au travail), tous et chacun, nous sommes invités à vivre ce moment en témoins du Crucifié Ressuscité. Nous ne le ferons pas avec nos propos forces, mais en laissant l’Esprit Saint nous rejoindre dans notre faiblesse.


Alors, oui, Alléluia, Christ est vraiment ressuscité, il est vivant ! 
Très bonnes fêtes de Pâques à chacun de vous !



jeudi 9 avril 2020

Numéro d’écoute des catholiques dans le diocèse de Créteil en période de confinement

L’Église catholique de France a mis en place, depuis le confinement, un numéro d’écoute vert qui redirige vers chaque diocèse: 0 806 700 772.

Le diocèse de Créteil participe à cette proposition d’écoute.
Numéro direct à composer pour joindre les écoutants du diocèse de Créteil :
01 45 17 23 74 (7 jours sur 7, de 8h à 22h).

Lors d’une audioconférence le lundi 16 mars dernier, le président de la République a demandé aux représentants des cultes (dont Mgr Éric de Moulins-Beaufort pour les catholiques) de soutenir « le moral des troupes » en ces temps difficiles de Covid-19. Dans ce cadre, a été décidé la mise en place d’un numéro vert « par culte », afin de vivre un « service d’écoute » pour des personnes isolées en ce temps de confinement, atteintes du covid-19 pour certaines, parfois en demandes sacramentelles, mais aussi pour l’écoute de soignants, ou de membres de famille en deuil se posant des questions sur l’organisation d’obsèques. 


N’hésitez pas également à appeler le Père Jean-Baptiste LÊ au 06 12 33 61 15.
S’il n’est pas disponible au moment où vous appelez, il vous rappellera rapidement.

lundi 6 avril 2020

Dimanche des Rameaux (Homélie)

La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Matthieu (26, 14 - 27, 66)



Ethan R.



HOMÉLIE        (Père Jean-Baptiste Lê)



Tout avait commencé par une fête. Une fête pour laquelle Jésus s’était préparé, comme pour réaliser la vision du prophète, le Roi-Messie entrant dans la ville humblement sur un petit âne.

Une fête populaire, comme il devait aimer en vivre. Mais très vite le ciel s’est assombri. Nous connaissons la suite … Toute la suite …

L’agonie, l’abandon, la trahison, la détresse, la souffrance, la mort infâme sur la Croix. Ce récit est long, interminable, insupportable ». 

Pourquoi le lire, si ce n’est pour entrer plus avant dans la compréhension d’un mystère qui nous dépassera toujours : le mystère de l’Amour de Dieu pour tous les hommes.

L’amour qui nous est offert est un amour livré par Judas, trahi par tous les disciples. Amour aussi renié par Pierre : « Je jure que je ne connais pas cet homme ! »

Nous contemplons un amour outragé, bafoué, à l’image du Serviteur qui n’a pas dérobé son dos à ceux qui le frappaient et qui n’a pas protégé son visage des outrages et des crachats.

Quel est-il donc cet homme qui se dit Fils de Dieu et qui, sur la Croix, à l’heure de la mort, crie son abandon à son Père : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »

L’amour de Dieu pour les hommes devait-il aller jusque-là ? Tout le mystère du salut est présent dans cette interrogation.

La Passion de Jésus-Christ, c’est la naissance de Dieu à la souffrance humaine. Dieu apprend à souffrir. Il prend le chemin sur lequel, il ne reste que faiblesse, abandon, solitude.

Quel chemin de Croix ! Car c’est dans l’abaissement et dans l’obéissance jusqu’à la Croix que Dieu élève au-dessus de tout Celui qui, désormais reçoit le Nom qui surpasse tous les noms, celui de « Seigneur ».

Notre foi est mise à l’épreuve. Sommes-nous prêts à reconnaître que le dessein de salut et d’amour de Dieu pour nous passe par un tel abandon ?

Cette mort consentie, « Ma vie nul ne la prend, c’est moi qui la donne », nous introduit dans le Royaume des Cieux et nous fait proclamer à la suite du centurion : « Vraiment, Celui-ci était Fils de Dieu ! »

Si nous voulons être des disciples du Christ, nous sommes, nous aussi appelés à devenir des serviteurs de nos frères et sœurs. Comment les aimer d’un véritable amour sans passer par l’épreuve ?

Nous prions avec tous ceux et celles qui n’en finissent pas de souffrir avec le coronavirus, qui n’en finissent pas de mourir, souvent coupés de leur famille. Nous exprimons à tous, notre compassion. Tous les soignants eux, acceptent de donner leur vie, comme le Christ pour leurs frères et sœurs en humanité. Sachons les remercier pour leur vie donnée

Nous serons toujours déconcertés par cet amour fou de Dieu qui se manifeste dans le scandale de la Croix du Christ. Nous n’aurons jamais fini d’apprendre à aimer comme le Seigneur nous aime. Puisons dans la Source d’Amour infini de Dieu pour avancer.

Jésus s’est livré pour nous délivrer par Passion d’Amour. Il nous aime et nous guérit pour toujours.
Pour la Vie !

Vivre la Semaine Sainte ( par écran interposé)


Malgré le confinement, différents moyens s’offrent à nous pour Vivre la Semaine Sainte du mieux possible.

En voici deux, en particulier :
* par l’intermédiaire du diocèse de Créteil






* par l’intermédiaire de la chaîne KTO

- sur Internet : via un ordinateur, un smartphone ou une tablette,

 - sur un téléphone portable : KTO possède également une application, disponible pour les téléphones et tablettes Android, ainsi que pour les iPhone et iPad,
- sur votre téléviseur : grâce à votre Box internet ou par Câble, en fonction de votre localisation
-> Bouygues : canal 218      (Renseignements au 3106, ou sur bouyguestelecom.fr.)
-> Free : canal 245    (Renseignements au 1044, ou sur free.fr.)
-> Numericable : canal 179             (Renseignements au 1055, ou sur offres.numericable.fr.)
-> Orange : canal 220           (Renseignements au 1014, ou sur orange.fr.)
-> SFR : canal 179      (Renseignements au 1023, ou sur sfr.fr.)



En union de prière avec tous.


samedi 4 avril 2020

La mission de l'Eglise continue !

Chère donatrice, cher donateur,

Durant cette période de confinement, la vie de nos communautés chrétiennes est différente, et nous allons être appelés à vivre une Semaine sainte bien particulière.

La mission de l’Église continue pourtant : les paroisses et le diocèse se mobilisent pour vous faire vivre la messe à distance ; de nombreuses propositions pour vivre ce carême et la Semaine Sainte sont disponibles sur les sites Internet des paroisses et du diocèse ; les paroisses proposent de nombreuses actions de solidarité pour les plus fragiles ; les funérailles sont célébrées, dans la plus stricte intimité, les prêtres célèbrent la messe et, avec les séminaristes, prient au quotidien pour nous tous ; nous sommes en communion de prière les uns avec les autres.

Mais, comme il n’est plus possible de se réunir, les paroisses et le diocèse ne reçoivent plus de quêtes ni d’offrandes, ce qui crée d’ores et déjà des difficultés de trésorerie. Nous avons bien conscience que certains parmi vous peuvent aussi être en souci pour leurs propres ressources.

Cependant, nous appelons ceux qui le peuvent à continuer à donner à notre Église : 

·        pour la quête, en utilisant le site internet
ou via une application à télécharger sur votre smartphone
https://www.appli-laquete.fr/  (où toutes les paroisses du Diocèse y ont été créées),

·        pour le Denier de l’Église, en faisant des dons, non pas par courrier, mais par Internet, sur le site


N’hésitez pas à anticiper maintenant le don que vous pensiez faire plus tard dans l’année !

Merci pour votre compréhension, restez prudents et respectez bien toutes les règles qui nous sont données. Et bonne Semaine sainte, vécue avec les moyens qui sont mis à votre disposition !



Philippe Guyard, économe diocésain